La présence d’un certain nombre d’espions au service de la Chine a été détectée récemment, à la fois au sein de l’armée, de partis politiques et du gouvernement.
En ce qui concerne les trois agents de la police militaire qui ont transmis des documents secrets et se sont filmés en uniforme prêtant allégeance au drapeau chinois et acceptant la capitulation, le ministre de la Défense, Wellington Koo (顧立雄), a exprimé hier sa douleur face à la déloyauté des soldats envers le pays. Il a expliqué le processus suivi : « Pas moins de 87 % des cas ont été signalés par des officiers et des soldats et ont ensuite fait l'objet d’une enquête interne avant d’une coopération avec les équipes de sécurité nationale, ce qui est assez efficace. Toutefois, nous devons continuer à renforcer nos efforts en matière de contre-espionnage, de sécurité et d'éducation patriotique. »
Ces militaires ont été condamnés à des peines de prison allant de 6 mois à 6 ans et 8 mois pour des crimes tels que la violation de la « loi sur la sécurité nationale ».
Quant aux espions opérant depuis le parti démocrate progressiste, Lai Ching-te (賴清德), en tant que président du DPP a déclaré qu'en attendant une nouvelle législation plus stricte, le parti renforcerait son contrôle interne, avec l’obligation de signaler tout déplacement en Chine, à Hong Kong ou à Macao pour les membres du parti et leurs assistants et de faire un rapport sur leur déplacement après leur retour, mais aussi plus de formations juridiques pour les membres du parti et un renforcement de la sensibilisation à la sécurité nationale des assistants des députés et des conseillers municipaux.