Le 4 novembre, un fonctionnaire du ministère du Travail s’est suicidé sur son lieu de travail. L’enquête préliminaire s’oriente vers le harcèlement moral exercé par sa supérieure, directrice de la branche nord du département du développement du travail Hsieh Yi-jung (謝宜容). Ce dossier a secoué le monde politique et le président de la République Lai Ching-te (賴清德), le Premier ministre Chuo Jung-tai (卓榮泰), la ministre du Travail Ho Pei-shan (何佩珊) et Hsieh Yi-jung (謝宜容) ont tous présenté leurs excuses. Par ailleurs, Hsieh Yi-jung a été démise de ses fonctions. Le Premier ministre a accepté aujourd’hui la démission de la ministre du Travail Ho Pei-shan.
Aujourd’hui, la Fédération nationale des syndicats a tenu une conférence de presse devant le Parlement exigeant un amendement de la Loi en vue d’assurer plus de protection aux fonctionnaires. Les syndicats réclament notamment le droit syndical des fonctionnaires, la réduction du nombre d’employés nécessaires à la constitution d’un syndicat pour le secteur privé et le droit d’être déconnecté du travail en dehors des heures de travail.
Avant l’amendement des lois relatives, la Fédération nationale des syndicats annonce la mise en place aujourd’hui d’une ligne téléphonique spécifique pour les fonctionnaires souhaitant se confier et se lever dans des dossiers de harcèlement, comme l’explique son secrétaire général Wen Tsung-yu (transcription phonétique 溫宗諭) :
« Dans le but de laisser s’exprimer les fonctionnaires victimes de harcèlement, la Fédération nationale des syndicats met en place aujourd’hui une ligne téléphonique spéciale. La fédération est prête à se tenir aux côtés de tout fonctionnaire se sentant harcelé par ses supérieurs, de quelque manière que ce soit, pour lutter contre le harcèlement. »