Le ministre des Affaires étrangères du Guatemala Carlos Ramiro Martinez a déclaré que la volonté du gouvernement guatémaltèque de développer des relations commerciales avec la Chine ne signifiait pas pour autant que le Guatemala voulait mettre fin à sa relation avec Taïwan.
Le ministre a affirmé que le pays comptait bien maintenir sa relation existante avec Taïwan et continuerait de reconnaître ce dernier comme un Etat indépendant. Ses propos interviennent après qu’il a déclaré lundi que le président avait indiqué que le Guatemala ne pouvait plus ignorer le poids et le pouvoir que représentait la Chine.
Martinez a affirmé que le Guatemala voulait développer les relations commerciales avec la Chine, ce qui pourrait se traduire plus concrètement par l'établissement d'un bureau représentant les intérêts commerciaux du Guatemala, qui travaillerait à promouvoir le commerce des produits guatémaltèques sur le marché chinois.
Notons que ces dernières années ont vu l'influence économique croissante de la Chine en Amérique latine et que le Honduras et le Panama ont ainsi choisi de rompre leurs relations diplomatiques avec Taïwan au profit d'une relation officielle avec Pékin.
La diplomatie a aussi indiqué que le nouveau président du Guatemala, Bernardo Arévalo, avait à plusieurs reprises exprimé publiquement, avant son élection, son soutien aux relations entre Taïwan et le Guatemala.
Le porte-parole de la diplomatie taïwanaise Jeff Liu (劉永健) a rappelé que les relations diplomatiques entre Taïwan et ses alliés diplomatiques étaient basées sur les principes de respect mutuel, d'égalité et de réciprocité, et que les autres pays – comprendre, ici, la Chine, n'avait pas le droit de commenter ces relations diplomatiques : "La République de Chine (Taïwan) est un Etat indépendant et souverain qui n'est pas affilié à la République populaire de Chine (RPC). La RPC n'a jamais régné sur Taïwan : cela est un fait connu du monde entier et correspond au statu quo objectif."