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Sur les traces de l’habitat traditionnel en ardoise (4/5)

  • 15-06-2021
Les joies de l'éco-construction
Zaletj jouant l’air que vous entendez dans cette émission, à la double flûte nasale, lors de l’inauguration de l’exposition « Exploring Taiwan » au musée national. © Sasa
Les joies de l'éco-construction
Cette photo d’un mur à moitié effondré permet de bien observer comment les pierres étaient empilées. © Sasa
Les joies de l'éco-construction
Le muret dont il est question dans l’émission : certains motifs apparaissaient dans les constructions, par goût de l’esthétique. © Sasa
Les joies de l'éco-construction
La pierre d’ardoise est abondante dans les environs. Les pierres dites mâles se trouvent souvent près des rivières et les pierres dites femelles dans la montagne, comme sur cette photo. © Sasa
Les joies de l'éco-construction
Vue de la vallée depuis le village de Davalan. Les typhons, appelés par les Paiwan « force de l’année » (ce qui signifie la « force du temps »), charriaient du bois et des pierres déjà cassées sur le rivage de la rivière, qui pouvaient servir à la reconstruction des maisons endommagées, en s’entraidant. © Sasa
Les joies de l'éco-construction
Les murs étaient très épais : de 60 cm à un mètre d’épaisseur. Ainsi, si la maison était construite dans les règles de l’art, ce qui était le plus souvent le cas, les tremblements de terre permettaient de renforcer la solidité de la maison, en calant bien les pierres et réduisant les interstices. © Sasa
Les joies de l'éco-construction
C’est dans ce sens que les pierres étaient disposées dans les rues autrefois : verticalement et un peu penchées, reliées entre elles par de la terre argileuse. Ce système n’existe plus aujourd’hui dans le village où habite Sakuliu Pavavaljung. Il a reconstitué pour la photo la disposition qui était utilisée autrefois. © Sasa
Les joies de l'éco-construction
L’artiste Sakuliu Pavavaljung a aussi une expérience de bâtisseur de maisons en pierre d’ardoise. Il adore dessiner pour accompagner ses explications sur cet habitat traditionnel de son ethnie Paiwan et d’autres ethnies dans les montagnes du sud de Taiwan © Sasa (si les photos sont en mode diaporama, cliquez pour les faire apparaître !)

Dans cet épisode, nous aborderons avec Sakuliu Pavavaljung la question des typhons et des tremblements de terre, ainsi que le système d’évacuation de l’eau de pluie à l’échelle du village. Les typhons et tremblements de terre, considérés comme des aléas de la vie, permettaient de tester la résistance des maisons en ardoise et de bien caler les pierres pour rendre la structure plus solide. La vision du monde des Paiwan, que vous découvrirez en écoutant cette émission, était différente de celle communément partagée aujourd’hui, qui ne considère les typhons et tremblements de terre que sous l’angle de la « catastrophe ». Sakuliu partage aussi avec nous sa réflexion sur la notion de temps, et les conceptions différentes de la vie qui en découlent.

 

Musique : © 余衛民 Zaletj(鼻笛)/ 演奏曲目: ljaveljavan nua vavak 慰靈之音

 

Animateur(s) de l’émission

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