Le décryptage d'aujourd'hui se penche sur les archives d'un linguiste japonais né en 1934 dont le travail a beaucoup compté dans les recherches sur les langues formosanes.
La Bibliothèque nationale centrale a organisé lundi une cérémonie lors de laquelle la première partie des archives du linguiste Shigeru Tsuchida ont été données au Centre d'études chinoises de la Bibliothèque nationale centrale, une initiative qui permettra de rendre plus accessibles les travaux de Tsuchida aux autres chercheurs. Ces travaux sont d'autant plus précieux aujourd'hui que les langues de Formose connaissent un déclin rapide et que parmi les archives de Tsuchida figurent des notes de terrain, des listes de vocabulaire et des enregistrements audio sur cassettes récoltés il y a plusieurs dizaines d'années, lorsque le nombre de locuteurs était beaucoup plus important qu'aujourd'hui.
Shigeru Tsuchida est né en 1934 et est diplômé du département des langues étrangères de l'Université de Tokyo. Il a commencé à faire des recherches sur les langues et les dialectes de Formose en 1962, étudiant aussi bien sur le Kanakanabu, le Pazeh, le Saaroa, le Saisiyat, le Thao que le Kavalan. Il a aussi été professeur invité à l'Academia Sinica et a également dirigé, pendant plusieurs années, le Musée des aborigènes formosans Shunye, situé en face du Musée national du Palais à Taipei.
Tsuchida a notamment réalisé une étude comparative sur les cinq principaux dialectes Amis en s'intéressant à 593 données lexicales enregistrées dans 20 endroits différents de Hualien et de Taitung. Il a également rédigé, avec Paul (Jen-Kuei) Li (李壬癸), un dictionnaire du pazeh publié en 2001 par l'Institut de linguistique de l'Academia Sinica, suivi d'un dictionnaire du kavalan de 570 pages sorti en 2006.



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