Le bureau d’enquête dépendant du ministère de la Justice a établi cette semaine le Centre de recherche sur la guerre cognitive. A la suite de cette création, une partie de l’opposition a exprimé ses inquiétudes quant à la violation de la liberté d’expression.
Aujourd’hui, le Premier ministre Chen Chien-jen (陳建仁) a souligné que les pays autoritaires profitent souvent de la liberté d’expression dans les pays démocratiques pour influencer les résultats des élections à travers les médias ou les réseaux sociaux. TikTok est devenu un outil de guerre cognitive dans plusieurs autocraties. Le Premier ministre garantit que Taïwan respectera la liberté d’expression en tant que pays démocratique et de droit. Mais, considérant les fausses informations sur TikTok qui portent atteinte à la réputation, à la santé, à la vie privée des personnes et même à la stabilité sociale ou encore à la sécurité nationale, il convient d’agir mais avec prudence : « Tout au long de son processus de réponse, le gouvernement a aussi renforcé sa campagne afin d’améliorer la capacité du public à interpréter et à identifier les fausses informations. De plus, en cas de diffusion délibérée, ces fausses informations feront immédiatement l’objet d’une enquête et seront traitées, puis leurs auteurs traduits en justice. Par conséquent, le gouvernement traitera la gestion de Tiktok avec prudence. »
Dans ce contexte, Taïwan a déjà interdit aux organismes publics d’utiliser cette plateforme en 2020.