Si Taïwan est confronté à un faible taux de natalité, le secteur de la garde d’enfants connaît aussi une baisse sensible du personnel qualifié, au point que la CPA, Alliance taïwanaise pour le bien-être des enfants, interpelle le gouvernement afin d’ajuster ses politiques et subventions actuelles en matière de garde d’enfants pour éviter une pénurie du personnel agréé et des services de mauvaise qualité.
A compter de ce mois de janvier 2024, l’aide de l’Etat se chiffre à 13 000 dollars taïwanais par mois (environ 390 euros) par mois, représentant une hausse de 4 500 dollars (135 euros) votée au Parlement dans le cadre des mesures visant à encourager les naissances.
Mais pour l’Alliance pour le bien-être des enfants, sur les 27 134 nourrices agréées que compte Taïwan, plus de 60% ont plus de 50 ans, ce qui est synonyme d’une grande vague de départs à la retraite au cours de la prochaine décennie dans un secteur qui enregistre en même temps peu de nouvelles arrivées, faute d'un salaire attirant. Pour l’aide-soignante Wang Li-yu (王力玉), il relève de la responsabilité de l’Etat de proposer de meilleures conditions au personnel de garde d’enfants, qui comptent parmi les éducateurs de la prochaine génération et sont un soutien précieux et nécessaire aux parents.