La personnalité médiatique Neil Peng (馮光遠) et l'écrivain Chang Ta-chun (張大春), qui ont été condamnés à une peine de prison pour délit d'insulte publique, ont fait valoir que cette loi porte atteinte à la liberté d'expression garantie par la Constitution et ont demandé une interprétation de la Constitution.
La Cour constitutionnelle a convoqué un débat sur le sujet aujourd'hui et a invité les requérants, le service juridique des organisations concernées, ainsi que des experts et des universitaires à se présenter devant la Cour pour exposer leurs arguments.
Plusieurs points sont à éclaircir : si l’article 309 du Code pénal porte atteinte à la liberté d'expression garantie par la Constitution ; quels sont les intérêts juridiques qu’elle cherche à protéger ; si la différence de support du discours insultant (par exemple, l'Internet) affecte le jugement ; si le paragraphe 2, qui stipule la peine lorsque le délit d'humiliation publique est commis par le biais de la violence, est suffisamment clair ; si le type de discours à punir devrait être plus restreint, par exemple limité au discours haineux ou provocateur ; et enfin, si les dispositions pertinentes sont constitutionnelles.