Taïwan est un grand producteur d’orchidées et en exporte considérablement vers plusieurs pays. Les deux espèces emblématiques sont l’orchidée papillon et l’orchidée Oncidium flexuosum. A présent, l’Oncidium flexuosum, une plante à petites fleurs jaunes, est majoritairement exportée sous forme de tiges coupées et à destination du Japon.
Pour la prochaine étape, les exportateurs visent également les marchés européen et américain. Cependant, les tiges coupées d’orchidée sont trop fragiles pour supporter le long voyage entre Taïwan et ces deux continents. Comme substitution, les plantes fleurissantes en pot avaient fait l’objet des tests d’exportation, d’autant plus qu’elles sont admises en Europe et aux Etats-Unis. Néanmoins, ces essais avaient comptabilisé une perte aux alentours de 50 %.
Pour résoudre ce problème, les experts ont proposé comme alternative l’exportation des petits plants d’Oncidium flexuosum avec leur milieu de culture, qui, suite à leur arrivée dans les pays d’importation, seront d’abord gardés dans les fermes collaboratrices jusqu’à ce qu’ils atteignent leur floraison pour être distribués.
Une nouvelle série d’essais d’exportation comprenant douze variants d’Oncidium flexuosum devrait être lancée peu après le nouvel an lunaire, avant de conclure quels sont les variants les plus résistants mais aussi les plus prisés auprès des consommateurs occidentaux.
A noter que la valeur de la production de l’orchidée Oncidium flexuosum à Taïwan s’élève à environ 14,3 millions de dollars américains par an et que l’exportation de cette espèce de fleur se chiffre à quelque 12 millions de dollars américains.