Qu’il soit question de démission ou d’une destitution, le départ du désormais ancien vice-président de la commission ministérielle des affaires continentales (MAC), Chang Hsien-yao risque de provoquer certaines difficultés sur le plan des relations interdétroit. C’est du moins l’avis de Wang Kao-cheng, professeur du département de stratégie géopolitique de l’université Tamkang. Pour ce dernier, peu importe le résultat de l’enquête menée sur les activités de Chang Hsien-yao au sein de la commission des affaires continentales, tout changement de personnel d’un tel niveau dans le mécanisme des négociations interdétroit posera forcément des difficultés. Ses propos : « Si cela implique réellement la sécurité nationale, alors cela aura évidemment un impact sur la confiance mutuelle interdétroit. Dans le cas contraire, cela posera quand même quelques difficultés au niveau du mécanisme de négociations puisque les personnes qui seront en charge des négociations n’auront probablement conscience de leurs limites. Ils devront remplir cette mission de conclure ces négociations tout en préservant la sécurité nationale. »
Impliqué dans le processus des négociations interdétroit, Chang Hsien-yao laissera sans nul la place à une personne moins familière de la partie chinoise. Peut-être moins expérimentée également. Selon l’ancien vice-président de la SEF, organisme semi-officiel de négociations interdétroit, le facteur humain joue un rôle prépondérant dans le déroulement des négociations entre les deux rives. Ce changement impliquera de reconstruire une nouvelle confiance entre les acteurs des négociations entre les deux rives.