Le géant des semiconducteurs TSMC est parvenu à un consensus avec les syndicats en Arizona pour la construction de sa nouvelle usine aux Etats-Unis. L’accord annoncé mercredi soir, heure américaine, semble paver la voie à la reprise du chantier, comme en atteste la déclaration conjointe publiée par TSMC et la commission en charge des bâtiments et constructions commerciales dans l’Etat de l’Arizona AZBTC (Arizona Building and Construction Trades Council).
Le texte définit un cadre clair de coopération sur le chantier de la nouvelle usine de TSMC et le géant taïwanais s’engage à recruter principalement des talents locaux qualifiés pour la construction en limitant à des « circonstances exceptionnelles » le recours à des travailleurs non locaux possédant une « expérience spécialisée », notamment pour l’installation d’équipements très avancés et encore inexistants aux Etats-Unis.
Les tensions venaient en effet principalement des protestations des syndicats qui reprochaient à TSMC d’employer des travailleurs taïwanais rémunérés à un moindre niveau sur le chantier de construction ou encore des différentes approches de gestion entre les deux parties. Selon les termes de l’accord, un comité constitué des représentants des deux parties se réunira tous les trimestres pour évaluer, entre autres, les besoins en main-d’œuvre.
L'accord appelait également à un engagement renouvelé en faveur de la sécurité, TSMC Arizona acceptant de maintenir la transparence avec l'AZBTC sur les évaluations de sécurité, les audits, les enregistrements d'incidents et les plans d'amélioration, selon le communiqué.
Pour rappel, la nouvelle usine de TSMC en Arizona représente un investissement de 40 milliards de dollars américains, ce qui est le plus gros investissement direct étranger enregistré par l’Etat d’Arizona. Les tensions ont engendré un retard du chantier. L’usine qui devait initialement être opérationnelle d’ici la fin 2024 ne débutera pas ses opérations avant le courant de l’année 2025.