Le président de la Commission ministérielle des affaires continentales (MAC) Chiu Tai-san (邱太三) a alerté contre les tentatives de la Chine d'interférer dans la campagne électorale taïwanaise.
Chiu Tai-san s'est exprimé en marge d'une conférence internationale organisée à Taipei sur le thème de la modernisation de la Chine sous le régime de parti unique. Il a déclaré que les responsables chinois montraient par leurs propos qu'ils ne comprenaient pas la signification du mot "démocratie" et de l'expression "élections libres".
Chiu a ajouté que la communauté internationale et le président américain Joe Biden avaient bien demandé à Pékin de ne pas chercher à influencer le processus électoral taïwanais mais que "le Parti communiste chinois (PCC) ne serait pas le PCC s'il n'interfère pas dans les élections taiwanaises".
Le président de la commission des affaires continentales a affirmé que face à cette ingérence, le gouvernement taïwanais restait en alerte et que la justice avait déjà pris un certain nombre de mesures pour empêcher ces tentatives : "Récemment, nous avons pu constater que, qu'il s'agisse de désinformation ou d'infiltration à Taïwan, nos services judiciaires ont mené de nombreuses enquêtes (dans ce domaine)."
Ainsi, les procureurs sont actuellement en train d'enquêter sur des potentielles actions menées par des agents locaux du PCC en Chine auprès des personnalités locales et des élus locaux taïwanais à Taïwan, en lien avec le scrutin du 13 janvier prochain.
Chiu Tai-san a également mentionné les projets de pèlerinage de fidèles chinois de la déesse Mazu originaires de Meizhou, en Chine, à Taïwan. Le ministère de l’Intérieur a indiqué que sur les 238 pèlerins prévus, 218 n'étaient pas des personnalités religieuses et n'avaient pas fourni les informations supplémentaires nécessaires à l'autorisation de leur voyage à Taïwan.