Un chalutier taïwanais impliqué dans une affaire de trafic de drogue a été intercepté par les garde-côtes taïwanais. Le bateau en question était équipé d’un système de navigation et de géopositionnement par satellite chinois Beidou (BDS). Suite à cette information, le président du Taiwan Statebuilding Party (TSP) Wang Hsing-huan (王興煥) a alerté la menace que représenterait ce type d’équipement pour la sécurité nationale de Taïwan. Le chef du petit parti d’opposition a souligné sur le fait que selon la loi, tous les chalutiers du pays avaient l’obligation de réagir à la mobilisation de l’armée en cas de guerre, en ajoutant qu’au vu des tensions interdétroit actuelles, des conflits militaires pourraient survenir à tout moment. Wang Hsing-huan a précisé qu’en cas de guerre, les signaux envoyés par les bateaux civils équipés d’un système de géopositionnement par satellite chinois pourraient permettre à la Chine de surveiller les activités des navires militaires taïwanais. Le chef du TSP a appelé le gouvernement à prendre des mesures nécessaires pour éviter ce risque.
En réponse, la Commission nationale des communications (NCC) a affirmé que la loi interdisait depuis 2018 l’utilisation de tout système de géopositionnement par satellite non-autorisé par la NCC et que toute infraction à cette règle pouvait faire encourir les coupables d’une amende d’un montant situé entre 10 000 et 200 000 dollars taïwanais (287 - 5 738 €). De son côté, le directeur adjoint de la pêche Wang Cheng-fang (王正芳) s’est dit engagé à renforcer le contrôle à bord.