Le ministre de la Santé Hsueh Jui-yuan (薛瑞元) a confirmé que le gouvernement travaillait activement à la possibilité d’ouvrir l’accès du programme d’assurance santé aux étudiants chinois à Taïwan dès la rentrée universitaire 2024.
Le sujet, régulièrement à la Une de l’actualité politique taïwanaise, s’invite de nouveau dans les débats à l’approche de l’élection présidentielle, à l’image du candidat DPP et actuel vice-président Lai Ching-te (賴清德) qui a annoncé qu’il était en faveur de l’abrogation de la mesure obligeant tout étudiant étranger à résider au moins six mois à Taïwan avant de pouvoir cotiser à la couverture santé. Dans le même temps, il se prononçait pour l’intégration des étudiants chinois au programme, alors qu’ils sont à ce jour exclus du programme de couverture maladie à Taïwan.
De côté de l’opposition, plusieurs députés KMT qui ne contestent pas une mesure répondant aux droits des étudiants, peu importe la nationalité, blâment surtout un discours opportuniste, rappelant qu’il n’y a presque plus d’étudiants chinois à Taïwan. Selon les données gouvernementales, 41 075 étudiants chinois étaient inscrits à Taïwan en 2006, contre seulement 25 000 en 2019, juste avant la pandémie. Cette année, avec la reprise de la possibilité pour les étudiants chinois de venir étudier à Taïwan, ils sont seulement 2 127 étudiants à être inscrits dans un cursus universitaire ou de recherche post-universitaire à Taïwan.
Enfin, le Premier ministre Chen Chien-jen (陳建仁) a indiqué que sur la base d’un développement durable et pérenne du système national de l’assurance santé, il relevait de la responsabilité du gouvernement de tout mettre en œuvre pour que personne ne soit laissé de côté : « Nous devons garantir que chaque travailleur à Taïwan puisse bénéficier d’un accès aux soins. Cela relève non seulement de la protection des droits humains en matière de santé, mais également d’une clé importante pour le maintien de la santé publique nationale. Nous devons fournir tous nos efforts et avancer dans cette direction. »