La commission parlementaire de la justice a invité les ministères concernés au sujet des enquêtes sur la corruption et les interférences étrangères dans le cadre des élections présidentielle et législatives à Taïwan en janvier 2024.
Au sujet de la corruption, le ministre de la Justice Tsai Ching-hsiang (蔡清祥) a indiqué que son ministère s’est préparé à travers cinq aspects : organisationnel, juridique, enquête, contentieux et promotionnel. Des groupes ad hoc spécialisés dans la lutte contre la corruption ou la violence ont déjà été constitués.
Au sujet de la lutte contre les ingérences étrangères, le ministère a déjà défini six moyens éventuels de financement comprenant le don d’hommes d’affaires taïwanais à un candidat spécifique, le don aux temples pour acheter des électeurs parmi les fidèles, l’achat d’influenceurs à travers des entreprises de marketing ou le soutien financier à un candidat spécifique à travers la monnaie virtuelle. Les procureurs sont déjà prêts à agir par rapport à ces risques, comme le détaille le ministre Tsai Ching-hsiang : « Nous menons des enquêtes strictes sur les transactions financières clandestines afin de bloquer d’éventuels flux financiers depuis l’étranger. Nous renforçons également nos enquêtes sur les flux financiers et réprimons les opérateurs de transferts financiers clandestins qui enfreignent la loi bancaire ou la loi sur la prévention du blanchiment d’argent, dans le but de bloquer tout flux financier issu des groupes criminels. Jusqu’à aujourd’hui, sur les deux vagues de perquisitions menées, nous avons déjà saisi des gains provenant de ces activités criminelles de l’ordre de 74 millions et de 61 millions de dollars taïwanais. »
Les montants saisis par le ministère équivalent à environ 2,2 millions et 1,8 million d’euros. Le ministère de la Justice renforce pareillement le travail de suivi des activités des Chinois suspicieux à Taïwan.