Le 17 octobre dernier, l’agence de presse CNA a rapporté que le président du conseil du canton de Sinpu dans le comté de Hsinchu, était suspecté d’avoir payé 400 NTD (environ 12 euros) aux personnes qui signaient pour soutenir la candidature de Terry Gou (郭台銘), fondateur du groupe Hon Hai Foxconn et candidat indépendant à la présidence. Le président du conseil du canton a ensuite été placé en détention provisoire par le tribunal de Hsinchu.
Après ce tout premier dossier, les procureurs de Shilin ont mené une enquête auprès d’une centaine de signataires à Taipei, dans le Nouveau Taipei et à Taoyuan pour vérifier l’authenticité de leur signature et pour savoir s’ils avaient perçu de l’argent pour signer. Après avoir procédé à des perquisitions, les procureurs de Shilin, à Taipei, ont indiqué aujourd’hui que 6 suspects avaient été relâchées sous caution (dont un magnat des sources thermales à Beitou déjà connu pour malversations), tandis qu’une suspecte dénommée Shen demeurait en détention préventive, dans le cadre de l’enquête. Une partie des personnes interrogées ne savaient pas qu’elles avaient signé la pétition.
Les détails de l’enquête n’ont pas été révélés, afin de ne pas interférer dans le cours de la campagne électorale.
Huang Shih-hsiu (黃士修), porte-parole du bureau de campagne de Terry Gou, a indiqué dans une interview aujourd’hui que son bureau avait dès le départ souligné qu’il ne pouvait y avoir de contreparties aux signatures de soutien à la candidature de Terry Gou à l’élection présidentielle. Il a nié tout comportement illégal, en précisant que toutes les personnes impliquées dans le dossier actuellement ne font pas partie des bureaux officiels de collecte de signatures.
Pour mémoire, l’article 87 de la loi sur les élections et sur la révocation du Président et du Vice-Président prévoit que toute personne qui exige ou verse un pot-de-vin ou tout autre avantage indu afin d’apporter ou de ne pas apporter son soutien à un candidat par sa signature lors de la campagne électorale, est passible d’une peine d’emprisonnement de un à sept ans et d’une amende pouvant s’élever jusqu’à 10 millions de dollars taïwanais (280 000 euros).