D’après un rapport du ministère de la Défense envoyé au Yuan législatif le 20 octobre en prévision de l’examen du budget, Taïwan prévoit, d’ici à 2026, douze sites terrestres supplémentaires pour le lancement des missiles sol-air Tien-Kung ou Sky Bow III (TK III), afin de contrer la menace balistique chinoise.
Selon ce rapport, les nouveaux sites ont été jugés nécessaires par l’Institut national Chungshan des Sciences et Technologies (NCSIST), dont les chercheurs estiment que les missiles TK II ancienne génération qui n’ont pas de capacités mobiles ne sont plus à la hauteur des menaces de la Chine qui a modernisé son système balistique. Par conséquent, le ministère taïwanais de la Défense a décidé de remettre à niveau les sites de lancement de missiles MIM-23 Hawk et TK II, et de les transformer en 12 nouveaux sites de lancement pour les missiles TK III, qui sont plus avancés. L’ensemble de ces 12 sites sera achevé en 2026. Le rapport ne mentionne toutefois pas combien de sites de lancement de missiles TK III existent déjà sur le territoire.
Selon le NCSIST, le système balistique TK III vise à faire face à différentes menaces : avions de chasse, missiles de croisière, missiles anti-radiation et des missiles tactiques à courte portée.