Lors d’une interview accordée hier soir à Mirror TV, le secrétaire général du Conseil de la sécurité nationale Wellington Koo (顧立雄) a affirmé que Pékin utilisait des approches de plus en plus diversifiées et sophistiquées dans sa guerre cognitive, avec plus d’efficacité et une capacité renforcée de dissimuler son implication. Wellington Koo a précisé que désormais, lorsque la Chine choisissait un partenaire, qu’il s’agisse d’une simple agence de relations publiques ou d’une chaîne multimédias, la collaboration se ferait plutôt de manière intégrale, allant de la mise au point des faux messages jusqu’à leur diffusion, en passant par la rédaction des contenus écrits, la réalisation de vidéos, le ciblage du public et même la formation d’influenceurs.
Pour le haut responsable de la sécurité nationale, la menace de Pékin qui consiste à mettre terme à l’Accord-cadre de coopératoin économique (ECFA) interdétroit fait aussi partie de sa guerre cognitive. Notons que la Chine avait annoncé, le 12 avril dernier, qu’une enquête sur les barrières non-tarifaires des échanges interdétroit serait menée les six mois prochains avec pour objectif de rendre sa conclusion le 12 octobre. Or, le 9 octobre, ce délai a été repoussée au 12 janvier 2024, soit la veille du scrutin présidentiel à Taïwan.
Willington Koo a assuré que face à la désinformation, le Conseil de la sécurité nationale s’efforcerait d’intervenir en amont afin de dissiper les doutes de la population.