Le ministère de l’Intérieur avait décompté, fin 2019, 48 491 travailleurs migrants en sitution irrégulière suite à l’expiration de leur permis de travail. Ce nombre avait considérablement augmenté durant la pandémie de Covid-19, atteignant les 84 000 personnes à la fin août cette année.
Aujourd’hui, lors d’une réunion de la Commission des affaires intérieures du Yuan législatif, le chef de la direction du développement de main-d’oeuvre du ministère du Travail Tsai Meng-liang (蔡孟良) a révélé qu’afin de palier le nombre croissant de travailleurs migrants clandestins, son ministère s’apprêtait à alourdir les punitions à l’encontre des employeurs et des intermédiaires impliqués dans ce type de contrats illégaux. Ainsi, l’employeur risquerait une amende de 750 000 dollars taïwanais (22 000 €) par travailleur clandestin embauché, alors que jusqu’ici, cette somme était prévue pour l’ensemble des travailleurs embauchés par un même employeur. Ce même système de calcul sera aussi adopté pour les sanctions prévues contre les agences intermédiaires impliquées, soit 1,5 million de dollars taïwanais (29 262 €) par travailleur clandestin.