Le gouvernement a approuvé aujourd'hui lors du conseil des ministres le plan de développement des ressources et des services de soins du handicap soumis par le ministère de la Santé.
Le plan prévoit d'allouer une enveloppe de plus de 48 milliards de dollars taïwanais, soit environ 1,4 milliards d'euros, sur les cinq années à venir afin d'étendre les services institutionnels et locaux et pour financer la formation et les services de soins destinés aux personnes en situation de handicap.
Le plan propose également d'augmenter le salaire des éducateurs et de le porter à 37 700 dollars taïwanais (1104 euros) minimum. Un ajustement qui doit permettre d'améliorer la capacité et la qualité de ces services et de réduire la charge de soins assurée par les proches de personnes en situation de handicap.
Taïwan compte actuellement 1,2 millions de personnes en situation de handicap. Le plan doit répondre aux quatre problèmes majeurs identifiés par le ministère et que rencontrent les services de soins aux personnes handicapées à Taïwan, à savoir une charge familiale particulièrement lourde, un manque de connexions entre les différents services existants, institutionnels et locaux (basés sur les quartiers), ainsi qu'une difficulté pour recruter et pour garder les membres du personnel du secteur.
Le plan quinquennal du ministère de la Santé ambitionne de créer 1355 postes de travailleurs sociaux supplémentaires et d'augmenter les services d'accueil temporaire de jour afin de servir 14 572 personnes de plus. Les éducateurs verront leur salaire augmenter pour atteindre les 37 700 dollars taïwanais(1140 euros), tandis que celui des équivalents des assistants de vie dépendance et handicap (AVDH) verront leur salaire passer à 33 700 dollars taïwanais (987 euros).
Le porte-parole du gouvernement Lin Tze-luen (林子倫) a rapporté les propos du Premier ministre après la présentation du rapport du ministère de la Santé, déclarant que le plan visait à répondre aux défis posés par la transition imminente de Taïwan en société "très âgée", à la forte demande en soins pour les personnes en situation de handicap et au soutien insuffisant accordé aux proches-aidants : "Le ministère de la Santé, en coopération avec le ministère de l'Intérieur, le ministère de la Justice et d'autres agences compétentes, doivent rapidement travailler avec les gouvernements locaux et le milieu associatif pour bénéficier de leur expertise professionnelle et afin de s'assurer que les détails l’exécution et les mécanismes de surveillance et de gestion sont mis en place correctement."