Dans un contexte où plusieurs cas d'espionnage au profit du Parti communiste chinois (PCC) ont été signalés au sein de l'armée taïwanaise ces derniers jours, le ministre de la Défense Chiu Kuo-cheng (邱國正), répondant aux questions des parlementaires, a déclaré aujourd'hui que ce sujet était pris très au sérieux par son ministère. Il a précisé qu’environ un tiers des cas d'espionnage impliquaient des militaires en fonctions et deux tiers des militaires retraités.
La députée du DPP Liu Shu-fang (劉世芳) a indiqué que comparé aux peines de prison appliquées pour violation des lois sur la sécurité nationale dans différents pays, dont la moyenne est de 19 ans d’incarcération, les condamnations pour espionnage au profit du PCC à Taïwan étaient bien inférieures, ce qui n’avait donc pas d’effet dissuasif. A cet égard, le ministre de la Défense a indiqué que les peines étaient décidées par les juges et qu’il se gardait de tout commentaire sur la branche judiciaire.
Le ministre de la Justice, Tsai Ching-hsiang (蔡清祥) a quant à lui admis que certaines peines prononcées par les tribunaux pouvaient paraître clémentes, mais il s’agit du pouvoir des juges et il a rappelé qu’il revenait aux procureurs de faire appel conformément à la loi si les peines sont trop clémentes. Tsai Ching-hsiang a indiqué que le ministère de la Justice et de la Défense coopéraient pour organiser des sessions de formation à l’attention des procureurs sur l’importance de la sécurité nationale. En outre, à l'avenir, des procureurs spécialisés enquêteront sur les affaires d'espionnage et des tribunaux spéciaux ont été mis en place pour traiter des violations de la loi sur la sécurité nationale.