Le Vice-Président Lai Ching-te (賴清德), candidat du DPP à l’élection présidentielle du 13 janvier prochain, s’est rendu hier à Taichung pour prononcer un discours à l’Université Tunghai sur le thème de la jeunesse. Lors des échanges avec les étudiants, ceux-ci l’ont interrogé sur une éventuelle guerre dans le détroit de Taïwan. Lai Ching-te a répondu que la meilleure manière d’éviter la guerre était de se préparer à un conflit. Selon lui, il ne faut pas compter sur un accord de paix avec la Chine, ni accepter le « Consensus de 1992 » qui reviendrait à accepter les revendications territoriales chinoises sur Taïwan.
Lai Ching-te a demandé aux étudiants de partager leurs préoccupations sur l’éventualité d’un conflit armé. Ceux qui se sont exprimés ont considéré que cette éventualité était minime, car si la Chine attaquait Taïwan, elle serait confrontée à une situation chaotique, et ils considèrent qu’à court terme, la Chine n’a pas cette ambition ni les capacités suffisantes.
Le Vice-Président a indiqué que s’il y avait une guerre, elle serait déclenchée par l’autre camp, mais que Taïwan devait se préparer au pire. C’est ce qu’avait entrepris le gouvernement, en suivant quatre axes : renforcer la défense nationale, améliorer la puissance économique et sécuritaire, se positionner aux côtés du camp démocrate, tout en maintenant la volonté de communiquer et de coopérer avec la Chine selon le principe de réciprocité et de dignité.
Il a précisé que Taïwan n’était pas prêt à abandonner sa souveraineté, ni à sacrifier les libertés et les droits humains pour lesquels les Taïwanais se sont battus. Taïwan devait ainsi renforcer ses capacités militaires, afin de se protéger et de décourager les menaces chinoises.