Le gouvernement a adopté en Conseil des ministres un projet d’amendements de la loi sur la nationalité. L’un des amendements vise à assouplir les conditions d’accès à la naturalisation pour les enfants apatrides résidant à Taïwan et un autre changement majeur vise à assouplir les conditions de résidence pour les professionnels étrangers demandant la naturalisation taïwanaise.
Concernant les droits des enfants, pour mieux assurer leur respect et protection, le projet de loi sur la nationalité ajoute une nouvelle disposition permettant aux autorités de protection sociale ou aux institutions exerçant l’autorité de tuteur des enfants apatrides, de demander la nationalité taïwanaise en leur nom. Actuellement, seuls les parents adoptifs de mineur apatride non marié peut procéder à une demande de naturalisation en son nom, l’un des deux parents adoptifs devant être citoyen taïwanais (ROC).
Selon le ministère de l’Intérieur, l’assouplissement des conditions de résidence, passant de trois ans à deux ans la durée de résidence à Taïwan pour les professionnels étrangers souhaitant être naturalisés. Actuellement, les professionnels étrangers doivent avoir résidé légalement et continuellement à Taïwan pendant trois ans – être présents dans le pays au moins 183 jours par an – avant de pouvoir demander la naturalisation. Cette politique vise à améliorer la rétention des talents étrangers dans le pays. Par ailleurs, le projet de loi stipule que les ressortissants étrangers apportant une « contribution substantielle » dans les domaines de la médecine, de la protection sociale ou encore de l’éducation à Taïwan, ou ceux qui apportent un service significatif dans les zones reculées du pays, seront exempts des frais de naturalisation qui sont de 1 200 dollars taïwanais pour le dossier de nationalité taïwanaise (environ 36,45 euros).