L’Assemblée générale des Nations unies (ONU) a inauguré hier à New York le débat général de sa 78e session. Lors du débat, les dirigeants de trois alliés diplomatiques de Taïwan se sont exprimés en faveur de Taïwan, à savoir le président du Guatemala Alejandro Giammattei Falla, le président des îles Palaos Surangel Whipps Jr. et le président du Paraguay Santiago Peña Palacios.
Le président Giammattei a condamné l’exclusion de Taïwan des Nations unies en rappelant que l'ONU promouvait les principes de multilatéralisme, d’inclusivité et d'universalité. Le dirigeant guatémaltèque a interpellé l'assemblée, demandant comment, au XXIe siècle, l’ONU se permettait encore de refuser la participation de Taïwan, malgré ses contributions au développement de la science, des hautes technologies, de la médecine et dans bien d'autres domaines encore. Le président guatémaltèque a par ailleurs dénoncé le harcèlement militaire continu et les intimidations de la Chine dans les eaux et l'espace aérien taïwanais, des pratiques qu'il a qualifiées de "menace pour les transports et le commerce internationaux".
De son côté, Surangel Whipps Jr. a qualifié d’injustice l’exclusion de Taïwan des diverses agences onusiennes telles que l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), l’Organisation de l’Aviation civile internationale (OACI) ou encore la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Le président paluan a ajouté que les Nations Unies devaient réaliser l’égalité des droits de tous les pays telle qu'elle est promue dans la charte de l’ONU en accueillant Taïwan dans ses structures.
Quant au président Santiago Peña Palacios, il a également appelé les Nations Unies à respecter ses principe de paix, de sécurité et de prospérité avant d'affirmer le soutien de son gouvernement à la participation de Taïwan à l’ONU.
Notons que le président tchèque Petr Pavel a, lui aussi, condamné la menace militaire chinoise dans le détroit de Taïwan et en mer de Chine méridionale.