Le gouvernement taïwanais a condamné les propos de l'entrepreneur Elon Musk après que ce dernier a affirmé hier que Taïwan faisait « partie intégrante de la Chine ».
Le PDG de Tesla et de SpaceX, qui est également propriétaire du réseau social X, connue jusqu'à peu sous le nom de Twitter, a déclaré lors d'une interview accordée au média britannique The Independant qu'il « pensait bien comprendre la Chine » avant de comparer Taïwan à Hawaï et d'affirmer que Taïwan était « une partie intégrante de la Chine qui ne fait arbitrairement pas partie de la Chine ».
Le ministre taïwanais des Affaires étrangères Joseph Wu (吳釗燮) a répondu plus tard dans la journée du mercredi sur la plateforme X, mettant au défi l'entrepreneur américain de demander au Parti communiste chinois d'autoriser l'accès à la plateforme X en Chine. Le ministre a ensuite écrit que Taïwan ne faisait pas partie de la République populaire de Chine (RPC) et n'était « pas à vendre » ("Listen up, #Taiwan is not part of the #PRC & certainly not for sale!")
La représentant taïwanaise aux Etats-Unis Hsiao Bi-khim (蕭美琴) a également réagi avec un commentaire similaire, affirmant que la démocratie et la liberté de Taïwan n'étaient pas à vendre.
Enfin, aujourd'hui, le porte-parole des Affaires étrangères Jeff Liu (劉永健) a condamné les propos d'Elon Musk, accusant ce dernier d'ignorer les restrictions imposées par le pouvoir chinois en ligne qui restreignent la liberté d'expression : Si ces paroles ont été prononcées au nom d'intérêts commerciaux, elles ne sont pas dignes d'attention et celui qui les a prononcées ne mérite aucun respect. Nous ne savons pas si la conscience d'Elon Musk est à vendre, mais ce qui est certain, c'est que Taiwan n'est pas à vendre."