Hier, lors d’une réunion de son conseil d’administration, la Taiwan Semiconductors Manufacturing Company (TSMC) a décidé d’acquérir des actions de l’ARM Holdings, une filiale de conception de puces électroniques détenue par le groupe japonais Softbank et spécialisée dans l’informatique embarquée. Pour cette acquisition, la TSMC s’est fixée une somme maximale de 100 millions de dollars américains.
Pour les spécialistes, cette décision serait liée à la place de plus en plus importante de la propriété intellectuelle liée à l’intelligence artificielle et à l’informatique en périphérie de réseau (edge computing). En effet, plusieurs grandes entreprises comme Apple, Samsung, Advanced Micro Devices (AMD), NVIDIA ou encore Alphabet ont toutes exprimé leur volonté dans l’acquisition de parts d’ARM.
Liu Pei-chen (劉佩真), chercheuse au sein du Taiwan Institue of Economic Research (TIER) a apporté quelques précisions : « Cette acquisition pourra aider ses futurs clients à améliorer l’écologie industrielle, les services liés à la propriété intellectuelle, ainsi que d’autres domaines techniques. Sachant que dans le futur, la demande de brevets liés à la fabrication de semi-conducteurs plus avancés ne fera qu’augmenter. Comme ARM tend à dominer l’informatique en périphérie liée à l’intelligence artificielle, son rôle dans la propriété intellectuelle sera aussi très important. De ce point de vue, que ce soit pour la conquête du marché de l’intelligence artificielle ou pour l’amélioration de ses services de propriété intellectuelle, ou encore pour l’expansion de l’écologie, cet achat sera d’une grande aide. »