Le 2 avril 2021, un train Taroko a déraillé après avoir percuté un camion de chantier glissé depuis les pentes et coincé sur les rails. L’accident qui est l’un des plus mortels de l’histoire taïwanaise, avait provoqué 49 morts et plus de 200 blessés.
Après l’enquête sur l’origine de l’accident, les wagons 7 et 8 les plus endommagés ont été transférés au dépôt de génie mécanique de l’administration nationale des trains (TRA) à Fugang dans la supermunicipalité de Taoyuan tandis que les autres wagons du train accidenté (les voitures 1 à 6) étaient stockées à la gare de triage de Qidu dans la ville de Keelung.
Cependant, il semblerait qu'il y ait eu une incompréhension quant à la responsabilité de "nettoyer" les débris suite au drame. Le nettoyage est ce travail difficile et délicat de récolter tout élément n'appartenant pas à la structure et au mobilier d'origine du train pour restitution ou identification.
Le 31 août dernier, le professeur japonais Seiji Abe venu à Taïwan dans le cadre du séminaire sur la réforme de la sécurité ferroviaire de la TRA s’est rendu à Fugang en même temps que Wang Wei-chun (王薇君), porte-parole de Taroko Tears, un regroupement des familles des victimes de l’accident. Wang Wei-chun a retrouvé de manière surprenante un fragment d’os crânien de 7x7 centimètres dans l’un des deux wagons.
Les enquêteurs du bureau des procureurs de Taoyuan ont ensuite inspecté les deux wagons dans lesquels pas moins de 18 fragments d’os, deux dents ainsi que 94 objets étrangers aux éléments de l'habitacle des wagons ont été retrouvés. Hier, les procureurs ont également examiné les wagons 1 à 6 stationnés à Qigu où une dizaine d’objets ont aussi été retrouvés.
Le directeur de la TRA Du Wei (杜微) a présenté des excuses publiques au nom de l’administration aux familles des victimes. Wang Wei-chun a déclaré qu’étant impliqué dans l’accident, l’administration nationale des trains n’était pas en mesure de mener un ratissage des wagons durant l’enquête conduite par le bureau national de la sécurité des transports, ajoutant que ce travail aurait dû être mené après que le bureau a transféré les wagons à la TRA.
Les fragments d’os et les dents sont désormais confiés à l’institut de médecine légale du ministère de la Justice pour le travail d’identification, tandis que les objets retrouvés ont été confiés à la TRA pour que les familles des victimes puissent les récupérer.