Le gouvernement taïwanais a approuvé hier les nouvelles lignes directrices encadrant l’utilisation de l’intelligence artificielle générative dans le secteur public, rédigées par la commission nationale des sciences et technologies en juillet.
Selon ces lignes directrices, tout individu travaillant pour le secteur public et recourant à l’IA générative doit faire évaluer ses résultats par une tierce partie désignée pour évaluer les éventuels risques relatifs. Les lignes directrices interdisent aussi l’utilisation de l’IA générative pour rédiger des documents confidentiels, des documents faisant référence à des fichiers relatifs aux secrets d’État ou des papiers officiels. Il est également interdit de poser à l’IA générative des questions susceptibles d’impliquer des informations professionnelles ou personnelles confidentielles.
Les lignes directrices adoptées par le Cabinet stipulent également que les agences gouvernementales ne doivent pas dépendre uniquement des résultats de l’IA générative ou de son contenu non vérifié pour leurs actions administratives ou leurs prises de décision officielles. Il est également nécessaire d’indiquer tout recours à l’IA générative comme outil dans les tâches officielles.
Lin Minn-tsong (林敏聰), vice-président de la commission nationale des sciences et technologies, a indiqué que ces lignes directrices doivent permettre aux organismes publics de réfléchir aux questions liées aux risques de l’IA générative et d’accumuler une expérience relative dans le but d’aider à l’élaboration d’une future loi fondamentale sur l’intelligence artificielle.