Le candidat présidentiel du Kuomintang Hou Yu-ih (侯友宜) a présenté sa politique énergétique. Il a annoncé que s’il est élu, Taïwan ne sortira pas de l’énergie nucléaire. Cela fait partie d’un plan de transition vers des énergies renouvelables : il compte réactiver les deux centrales actuellement à l’arrêt, prolonger la durée de vie prévue pour une autre qui est la seule actuellement en activité, et reprendre le contrôle de sécurité de la quatrième centrale taïwanaise jamais entrée en service. Hou souhaite établir une commission de sécurité nucléaire qui fasse un rapport sur la centrale et si son entrée en service serait envisageable, annonçant 2040 comme horizon pour la reprise de la construction.
Selon Hou Yu-ih, cela permettrait de réduire les émissions de carbone et la pollution atmosphérique, afin que la combustion d’énergies fossiles soit réduite à 14 % en 2030, et 0 % en 2040. D’autre part, il soutient qu’une production stable et sûre est primordiale pour la sécurité nationale, notamment au vu de la grande dépendance de Taïwan à l’importation d’énergie, un élément clé pour des industries telles que la production de semiconducteurs.
Durant les six premiers mois de l’année, l’énergie d’origine nucléaire représente 6,9 % de la consommation à Taïwan, contre 83,4 % d’énergie fossiles et 8,6 % d’énergie renouvelable.
Les enquêtes placent Hou en troisième position dans la course, après le candidat du Parti du Peuple Taïwanais Ko Wen-je (柯文哲)et celui du Parti Démocratique Progressiste Lai Ching-te (賴清德)qui est en tête. Si Lai Ching-te est élu et ne change pas la politique actuelle du DPP, toutes les centrales nucléaires de Taïwan seront à l’arrêt en 2025. Ko Wen-jo et son parti s’opposent à la sortie du nucléaire, et souhaite relancer les deux centrales à l’arrêt ; il prône également une nouvelle vérification de la sécurité de la 4e centrale nucléaire.