Le Yuan législatif a adopté hier en troisième lecture un amendement au statut sur les centres de détention à sécurité minimale, afin de rendre plus difficile le transfert de prisonniers vers ces centres. Désormais, les prisonniers devront réunir trois conditions plus strictes avant d’être éligibles à un transfert : avoir déjà purgé le tiers de la peine d’emprisonnement (ou la moitié pour les récidivistes, à condition que toutes les condamnations précédentes soient limitées à moins de six mois d’incarcération) ; démontrer qu’ils se repentent de leurs crimes et être éligibles à une demande de libération conditionnelle dans un délai d’un an ; faire preuve d’une bonne conduite en prison, être apte au travail à l’extérieur et ne pas constituer de menace pour l’ordre public.
Cet amendement renforce par ailleurs les règles en excluant de la possibilité de transfert vers un établissement à sécurité minimale les criminels reconnus coupables d’un crime majeur passible d’une peine d’emprisonnement d’au moins 10 ans.
Les détenus des prisons à sécurité minimale qui ne reviennent pas à temps après avoir obtenu une permission de sortie seront désormais renvoyés dans un établissement dont le niveau de sécurité est plus élevé.
La loi autorise désormais les détenus pour usage ou procession de drogue à demander un transfert vers une prison à sécurité minimale, en pratiquant des tests d’urine de manière régulière et lorsque les détenus reviennent au centre de détention après leur sortie.
Concernant la part des détenus qui consomment ou possèdent simplement de la drogue, le ministère de la justice prendra également des mesures spécifiques telles que des tests d'urine complets pour renforcer le contrôle et le contrôle afin de prévenir la récidive.
Enfin, les réunions de sélection pour les centres de détention à sécurité minimale seront enregistrées et filmées, afin de renforcer le mécanisme de supervision.