Le Parlement a amendé aujourd’hui en troisième lecture la loi sur l’égalité des sexes dans l’éducation. L’amendement adopté compte sept principaux changements : tout d’abord, cette loi s’appliquera désormais à l’ensemble des structures scolaires, y compris les établissements militaires, policiers ou correctionnels.
Ensuite, le texte vient interdire toute relation amoureuse entre un mineur et son enseignant et précise que si l'élève est majeur, le directeur de l’école, les enseignants ou le personnel de l’établissement ne doivent pas profiter de leur position de pouvoir pour développer des relations intimes avec l’élève.
Troisièmement, les représentants d’élèves doivent être inclus dans la commission de parité des genres de l’établissement.
Quatrièmement, en cas d’agression présumée, si l’auteur incriminé est le directeur, un enseignant ou un membre du personnel de l’école, l’ensemble des membres du comité d’enquête doit être extérieur à l’établissement.
Cinquièmement, toute victime est en droit de réclamer une nouvelle enquête.
Sixièmement, tout élève victime est en droit de réclamer une indemnisation auprès de son agresseur.
Enfin, des sanctions sont prévues pour tout manquement de notification d’un dossier.
Le Parlement se réunit actuellement afin d’étudier l’amendement des trois lois sur la parité des genres : la loi sur l’égalité des sexes dans le travail, la loi sur la prévention contre le harcèlement sexuel et la loi sur l’égalité des sexes dans l’éducation. L’amendement passé aujourd’hui est le premier à être voté concernant ces trois lois.