On sait déjà que les cyanobactéries (Cyanobacteriota), souvent improprement appelées « les algues bleues » ou « les algues bleu-vert », peuvent contribuer à la réduction du carbone par une procédure de fixation.
Les scientifiques de l’Academia Sinica de Taïwan qui ont cherché à savoir l’origine du ralentissement de la procédure ont ainsi découvert que l’enzyme phosphocétolase dans les cyanobactéries fonctionne comme une sorte de frein pour réduire la consommation d’énergie en cas de nécessité, et ont également analysé le mécanisme de ce freinage, observant qu’en retirant le phosphocétolase, il était possible d’accélérer la fixation du carbone de 60 %.
Par ailleurs, les chercheurs ont découvert que les cyanobactéries étaient en mesure de transformer le CO2 en sucre. Une découverte supplémentaire qui pourrait servir à augmenter la productivité dans les sucreries.
L’Academia Sinica a présenté aujourd’hui le fruit de sa recherche, déjà publié dans la revue en anglais Nature Metabolism du mois de juin.