L’énergie noire désigne scientifiquement le phénomène d’extension rapide de l’univers constaté ces 30 dernières années par les astronomes.
Afin de tenter d’en percer plus de secrets et d’en acquérir une meilleure compréhension, plusieurs centaines de scientifiques de plus de 70 instituts à travers le monde entier ont construit conjointement le DESI, un nouvel instrument spectroscopique puissant installé à l’observatoire du télescope Mayall en Arizona, aux États-Unis, pour explorer le phénomène d’énergie noire. La première phase de recherche qui vient d’être réalisée a permis d’observer plus de deux millions d’objets célestes. Des équipes taïwanaises ont dirigé une partie des observations dans le cadre de ce projet DESI.
La publication des données initiales est une étape cruciale démontrant à la communauté astronomique internationale les excellentes performances de ce nouvel instrument d’observation spectroscopique et la haute qualité des données obtenues. Le professeur Lan Ting-wen (藍鼎文) de l’Institut d’astrophysique de l’Université nationale de Taïwan a révélé que son équipe développait de nouvelles façons de traiter les données avec les nouvelles technologies et l’IA et pouvait s’appuyer sur une acuité de 99% du logiciel d’analyse des données observées.
Andrew Cooper, professeur adjoint de l’Institut d’astronomie de l’Université nationale Tsinghua, est responsable de l’équipe des 30 chercheurs et étudiants analysant les 500 000 corps célestes observés de la Voie lactée, n’hésitant pas à la qualifier de laboratoire de l’univers.
Ce projet DESI doit permettre à l’horizon 2025 de pouvoir observer plus de 40 millions d’astres et objets célestes, depuis les étoiles de la Voie lactée jusqu’aux galaxies lointaines et aux trous noirs supermassifs, dans l’objectif de dresser la plus grande carte tridimensionnelle de l’univers jamais esquissée.