Le ministère taïwanais de la Défense a aujourd'hui réfuté les informations rapportées par le Financial Times concernant le partage de données en temps réel entre les drones américains, taïwanais et japonais affirmant que le contenu de ces informations était infondé. Le ministère a précisé qu'il n'avait aucune connaissance d'informations qui pourraient corroborer de telles affirmations, et invite les médias à faire preuve de prudence afin d'éviter d'induire le public en erreur.
Le Financial Times avait rapporté que les Etats-Unis prévoyaient de permettre le partage de données en temps réel entre les drones américains, taïwanais et japonais entre leur flotte de drones de reconnaissance afin de renforcer la coordination entre les trois armées.
Le quotidien affirmait que les Etats-Unis permettraient à ces drones d'intégrer le système utilisé par les forces armées dans la région ainsi que par les Forces japonaises d'autodéfense.
Le journal britannique citait des sources proches du dossier et rappellait que vers la fin de la présidence Trump, Washington avait annoncé une vente d'armes de plus de 5 milliards de dollars américains à l'attention de Taïwan, un contrat qui comprenait quatre drones aériens MQ-9B d'une valeur de 600 millions de dollars américains visant à renforcer la capacité de Taïwan de contrer une éventuelle attaque chinoise.
Le constructeur d'armements américain General Atomics prévoit ainsi de livrer les quatre drones MQ-9B « Sea Guardian » à Taïwan à partir de 2025, des drones qui sont une version améliorée des MQ-9 "Reaper" de la Marine et qui ont notamment été utilisés par l'armée de l'Air américaine en Afghanistan, en Irak, en Libye et en Syrie pour repérer, suivre et attaquer des navires et des radars ennemis.