Alors que les cas de harcèlement sexuel se multiplient depuis quelques jours à Taïwan, concernant plusieurs personnalités de la classe politique et notamment au sein du DPP au pouvoir, la présidente de la République Tsai Ing-wen (蔡英文) s’est excusée une nouvelle fois hier soir sur son compte Facebook, demandant au pouvoir exécutif de réviser les lois concernant l’égalité des sexes.
Le Parti démocrate progressiste (DPP) a organisé aujourd’hui une conférence de presse, lors de laquelle le député Cheng Yun-peng (鄭運鵬) a présenté les projets d’amélioration : « Dans l’actuel système, le mécanisme pour les plaintes ne fonctionne pas comme il faut. La présidente souhaite renforcer l’intervention d’une tierce partie indépendante de l’établissement où travaille la victime, qui peut être une organisation consacrée à l’égalité des sexes ou une fondation proposant du soutien juridique. L’intervention de ces organisations permettra aux victimes de porter plainte sans passer par un bureau de leur propre établissement, et d’éviter donc la crainte des regards de leurs collègues, qui pourraient constituer une pression dissuasive. » Le député a ajouté que l’amélioration du mécanisme pourrait s’inspirer des systèmes américain ou néo-zélandais.