Le ministère de la Santé a annoncé aujourd'hui que le nombre de plaintes pour divulgation d'images et vidéos à caractère sexuel est passé de 103 entre mars et mai l'année dernière à 527 dans la même période cette année, soit une multiplication par cinq.
Récemment, il a été rapporté qu'un certain nombre de groupes Facebook ont servi à partager photos et vidéos intimes sans le consentement des victimes, parfois même publiées sous la forme d'URL courtes afin de contourner la censure.
Le ministère de la Santé a suggéré aux personnes qui découvrent des images diffusées sans leur consentement d’en prendre rapidement des captures écrans pour conserver des preuves, y compris le nom du groupe, le nom du compte de la personne qui a diffusé les images, l'URL où les images ont été publiées et le nom du site web, et de déposer une plainte auprès du Centre de traitement des images à caractère sexuel. Un délit de diffusion de vidéo à caractère sexuel est puni de cinq ans d'emprisonnement maximum.
Quatre lois sur la prévention des violences sexuelles ont été adoptées ou modifiées au début de l'année : le Code pénal, la loi sur la protection des droits des victimes de la criminalité, la loi sur la prévention et le contrôle de l'exploitation sexuelle des enfants et des mineurs, et la loi sur la prévention et le contrôle des crimes d'agression sexuelle. Un Centre de traitement des images à caractère sexuel a notamment été mis en place en février, permettant au public de savoir où s'adresser pour obtenir de l'aide pour retirer des images et pour demander une protection et un soutien. Les victimes de diffusion d'images sexuelles peuvent se rendre directement sur la page du ministère de la Santé pour déposer une plainte en ligne, à travers ce centre de traitement des images à caractère sexuel, qui ordonnera aux opérateurs des plateformes d’internet de restreindre la visualisation ou de retirer les images en question, et en même temps informera les autorités compétentes.