Le 25 mai dernier, le chef du gouvernement a suspendu l’interprétation de la loi et des réglementations, jugées vétustes, qui considèrent les ressortissants chinois comme citoyens de la République de Chine, Taïwan. Cette interprétation avait déjà été invoquée pour permettre à des Chinois de bénéficier du système d’indemnisation de l’Etat à Taïwan.
Cette semaine, le porte-parole du gouvernement Lin Tze-luen (林子倫) a déclaré qu’actuellement la loi sur l’indemnisation de l’Etat n’était pas entièrement conforme à l’esprit des conventions internationales sur la protection des droits humains, des droits civiques et politiques. Prenant en considération le fait que les droits de l’Homme ne sont pas restrictifs aux frontières, Taïwan prévoit d’amender ladite loi dans le but d’ouvrir la possibilité d’accorder des indemnisations d’Etat à toute personne se retrouvant victime à Taïwan, sans distinction de nationalité.