A la veille de la publication par le ministère du Travail du décret prévoyant d'augmenter le quota de travailleurs migrants dans les secteurs industriel, agricole et médical, l’Association internationale du travail de Taïwan a remis en question la politique gouvernementale qui consiste à assouplir les quotas sans améliorer les conditions de travail. Cette association a organisé aujourd’hui une protestation devant le ministère du Travail, pointant du doigt le gouvernement pour son addiction à cette main-d'œuvre migrante, afin de faire face à la pénurie de travailleurs à Taïwan.
Elle reproche aussi au gouvernement de ne laisser qu’une semaine pour recueillir les réactions de la société civile avant l’entrée en vigueur du décret et de ne pas en tenir compte. L’Association internationale du travail de Taïwan critique aussi le fait que le gouvernement ne s’attaque pas au monopole des intermédiaires et des agences de recrutement qui rendent très difficile les changements d’employeurs pour les travailleurs migrants.
En écho à ces critiques, le ministère du Travail a défendu la politique menée par le gouvernement, en indiquant que la décision d’assouplir le quota de travailleurs migrants, qui concerne cette fois-ci 28 000 employés, était en phase avec le « consensus social » et que le ministère luttait contre les agences de recrutement ayant reçu des évaluations négatives, afin de protéger les droits et les intérêts des travailleurs.