Au début de l’année, le métro de Taipei et celui de Taoyuan avaient été la cible d’alertes à la bombe. A l’issue de l’enquête, Zhang Haichuan (張海川), un ancien étudiant chinois à Taïwan, avait été identifié comme le suspect principal de ces deux affaires.
Depuis quelques jours, de nombreux lieux à Taïwan comprenant le zoo Shou Shan de Kaohsiung, le jardin botanique Fu Shan de Hsinchu, une agence la Banque de Taïwan à Keelung, le Musée national des Sciences naturelles ou encore l’Université nationale centrale ont été la cible de ce même type d’alerte à la bombe ou de menace de tuerie à l’aveugle. Le Musée national de la biologie marine et de l’aquarium à Pingtung, le parc naturel national de Taroko, le Farglory Oceanpark dans l’est et l’aquarium Penghu ont même reçu six alertes répétées en l’espace de trois jours. La police estime que ces alertes proviendraient toujours de Zhang Haichuan.
La commission ministérielle des affaires continentales (MAC) a déclaré hier qu’étant donné que cet ancien étudiant chinois a déjà quitté Taïwan, elle avait sollicité l’intervention de la partie chinoise à travers le mécanisme de l’accord interdétroit sur la lutte commune contre la criminalité. A l’heure actuelle, aucune réponse n’a encore été donnée.
Le bureau des procureurs de la Haute Cour entend convoquer une réunion ad hoc avec les représentants du bureau des procureurs des différentes juridictions, le bureau des affaires criminelles, le bureau d’enquêtes et le département des affaires interdétroit et internationales du ministère de la Justice pour déterminer du cadre de la future enquête relative à ces alertes répétées.