Le gouvernement a approuvé aujourd'hui un projet de loi qui prévoit l'établissement d'une organisation dédiée à la protection et à la promotion des dites « langues nationales » menacées de disparition.
Le projet de création d'un centre de recherche et de développement sur les langues nationales, qui a été présenté dans le cadre de la loi de développement des langues nationales de 2019, doit désormais être étudié au Parlement et soumis à un vote.
Selon le projet de loi approuvé aujourd'hui, le centre en question sera créé sous la forme d'un organisme public sous l'égide du ministère de la Culture et sera responsable de mener des recherches systématiques sur les langues menacées, mais aussi de les promouvoir.
Ces langues menacées, telles qu'elles sont désignées dans la loi de 2019, sont le taïwanais (ou holo), le hakka, le dialecte de Matsu, la langue des signes de Taïwan et les langues autochtones parlées à travers le pays.
Lors d'une conférence de presse, le ministère de la Culture a indiqué que les chercheurs qui seraient employés dans le centre travaillent à collecter et à préserver les supports linguistiques liés aux langues menacées, en plus de publier des articles sur ces langues.
La promotion des langues menacées se fera, quant à elle, en coopération avec la commission ministérielle des affaires autochtones, la commission ministérielle des affaires hakka et d'autres agences gouvernementales, notamment en créant des plateformes numériques et en élaborant des tests de certification de langues.