Il ressort d’une récente enquête de la Modern Women’s Foundation que, pour diverses raisons, la plupart des victimes des violences sexuelles ne portent pas plainte auprès de la police. Wang Ju-hsuan (王如玄), une responsable de la fondation a précisé : « Les personnes qui portent plainte le font plutôt auprès d’amis. Seulement un tiers ont reçu un soutien de spécialistes, notamment de psychiatres. Il ne s’agit donc pas d’un recours judiciaire. Les recours à la police ne représentent que 10 % des cas. Autrement dit, 90 % des auteurs de crimes ne sont pas poursuivis. »
Le ministère de la santé reçoit en moyenne 10 000 plaintes pour violences sexuelles par an, ce qui pourrait suggérer un nombre neuf fois plus important de cas non dénoncés.
Selon l’enquête, les victimes gardent le silence par peur, par honte, ou encore en raison du silence des témoins, de la menace continue de l’auteur du crime, de la crainte de rouvrir la plaie durant les procès ou encore de l’opinion publique.