Yang Chih-yuan (楊智淵), vice-président du parti nationaliste taïwanais (台灣民族黨), avait été arrêté par les autorités chinoises le 3 août 2022, à Wenzhou, dans la province chinoise du Zhejiang. Selon les médias chinois, le procureur général du Parquet populaire suprême a approuvé aujourd’hui sa détention. Il est accusé de sécession pour avoir œuvré à l'indépendance de Taïwan de longue date et est soupçonné de mise en danger la sécurité de la nation.
Le Premier ministre Chen Chien-jen (陳建仁), interrogé à ce sujet aujourd'hui, a déclaré que le gouvernement a suivi avec attention la détention et l'emprisonnement de Yang Chih-yuan (楊智淵) en Chine, et est resté en contact avec sa famille pour lui apporter l'aide nécessaire : « Plus important encore, nous devons appeler à des échanges pacifiques, stables et sains entre les deux rives du détroit de Taïwan. Il faut offrir une protection mutuelle aux personnes des deux côtés du détroit de Taïwan, et nous rappelons que ce n'est que lorsque les droits de l'Homme sont protégés que les échanges entre les deux parties peuvent être plus stables, plus sains et plus ordonnés. »
Chen Chien-jen (陳建仁) a rappelé aux Taïwanais de faire preuve de prudence en se rendant en Chine.
La commission ministérielle des affaires continentales (MAC) a par ailleurs indiqué aujourd’hui avoir demandé à plusieurs reprises depuis août 2022 à la partie chinoise la libération de Yang Chih-yuan (楊智淵), sans recevoir de réponse positive. La MAC a déclaré que cette arrestation d’un ressortissant taïwanais, qui n’est pas un cas isolé, portait gravement atteinte aux droits et intérêts des Taïwanais, engendrait la peur et ne pouvait que nuire aux échanges interdétroit.
Yang Chih-yuan (楊智淵), né en 1990, est vice-président du parti nationaliste taïwanais (台灣民族黨) depuis 2019. La Chine a averti Taïwan de son arrestation le 3 août dernier, soit le jour du départ de Taïwan de l’ancienne présidente de la Chambre des représentants des Etats-Unis, Nancy Pelosi.