Depuis le 8 avril, l'armée chinoise mène un exercice militaire « Joint Sword » de trois jours autour de Taïwan. Les États-Unis et le Japon ont déclaré qu’ils surveillent de près les manœuvres militaires chinoises dans la région : selon l’agence Reuters, l'USS Milius, un destroyer américain à missiles, se trouve aujourd'hui en mer de Chine méridionale, au large des îles Spratly, pour une mission de droit et de liberté de navigation. Par ailleurs, le département d'État américain a émis une déclaration selon laquelle les États-Unis continuent d'exhorter la Chine à faire preuve de retenue et à ne pas modifier le statu quo, et les États-Unis disposent de ressources et de capacités suffisantes dans la région indo-pacifique pour garantir la paix et la stabilité et remplir leurs engagements en matière de sécurité.
Le secrétaire du cabinet japonais, Hirokazu Matsuno, a pour sa part déclaré que « la paix et la stabilité dans le détroit de Taïwan sont importantes non seulement pour la sécurité du Japon, mais aussi pour la stabilité de la communauté internationale dans son ensemble ».
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, le haut représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, Josep Borrell, et le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, ont également souligné à diverses occasions que le statu quo dans le détroit de Taiwan avait une incidence sur la paix et la stabilité régionales, appelant la communauté internationale à soutenir Taïwan et à ne pas laisser se répéter la guerre russo-ukrainienne.
George Dallemagne, co-président du groupe d'amitié avec Taïwan du parlement belge, a publié ce jour une tribune dans le média taïwanais Liberty Times, exprimant son ferme soutien à Taïwan, en réponse aux exercices militaires chinois. Selon lui, ces exercices montrent que la Chine n’a jamais cessé d’intimider Taïwan et souhaite limiter l’espace et les droits de Taïwan sur le plan international. Il a rappelé que les échanges parlementaires et visites entre Taïwan et les pays démocratiques, ainsi que les escales des présidents taïwanais aux Etats-Unis sont des pratiques bien établies.