Suite à la rencontre entre la Présidente Tsai Ing-wen (蔡英文) et le président de la Chambre des représentants américain Kevin McCarthy, mercredi 5 avril à Los Angeles lors d’une escale, les autorités chinoises ont annoncé ce matin mettre en place des sanctions à l’encontre de la représentante de Taïwan aux Etats-Unis, Hsiao Bi-khim (蕭美琴), et à l’encontre des think tanks Prospect Foundation et Conseil des Libéraux et Démocrates asiatiques (CALD), que Pékin accuse de promouvoir l’indépendance de Taïwan.
Le gouvernement taïwanais, par la voix de la Commission ministérielle des Affaires continentales (MAC), a vivement protesté contre ces intimidations et sanctions chinoises, qui nuisent gravement aux relations interdétroit selon la MAC. Les autorités taïwanaises ont par ailleurs indiqué qu’elles suivaient de près l’évolution de la situation et qu’elles pourraient elles aussi prendre des mesures si la situation le nécessitait, afin de protéger la sécurité nationale et les droits et intérêts des Taïwanais.
Les sanctions chinoises affectent également la Bibliothèque Ronald Reagan, qui a accueilli la rencontre entre Tsai Ing-wen (蔡英文) et Kevin McCarthy, et l’Institut Hudson, qui a décerné à la Présidente la Prix du leadership mondial lors de son escale à New York.
Les personnes visées par ces sanctions, ainsi que leur famille, sont interdites d’entrée en Chine, à Hong Kong et à Macau. En outre, tout organisme lié à ces personnes se voit a interdit d’investir et de coopérer avec des entreprises chinoises ou des ressortissants chinois. Pour mémoire, en août dernier, suite à la visite à Taïwan de Nancy Pelosi, l’ancienne présidente de la Chambre des représentants américaine, Pékin avait déjà imposé des sanctions à l’encontre de 7 personnalités taïwanaises accusées de promouvoir l’indépendance de Taïwan, dont Hsiao Bi-khim (蕭美琴) faisait déjà partie.