Un média chinois a récemment rapporté qu’une variété d’ananas taïwanaise était cultivée en Chine sans autorisation de Taïwan. La variété dite « Tainung N° 23 » (台農23號) est caractérisée par sa douce saveur de mangue. Elaborée par un laboratoire de la Commission ministérielle de l’agriculture en 2018, elle a obtenu son brevet l’année suivante pour une durée de cinq ans. Jusqu’ici, quatre fermes de reproduction et trois fermes de plantation se sont consacrées à sa culture sur une surface totale de 20 hectares.
Le vice-président de la Commission de l’agriculture Chen Junne-jih (陳駿季) a avoué qu’il serait difficile de demander à la partie chinoise de présenter son autorisation officielle prouvant la légitimité de la culture, compte tenu des relations entre les deux rives du détroit. D’autant plus que l’ananas, tout comme l’orchidée, permet une reproduction relativement facile. De même, il serait également difficile de retracer l’exportation clandestine de la variété en question.
Toutefois, pour dissuader les éventuelles exportations de variétés agricoles taïwanaises, la Commission souhaite que le Parlement adopte le plus tôt possible l’amendement de la loi sur les variétés et les jeunes plants soumis par l’exécutif le mois dernier. Selon le projet d’amendement, qui prévoit d’alourdir les sanctions, ceux qui ont enfreint la loi seront traduits au tribunal pénal, au lieu du tribunal administraif, et seront passibles d’une peine maximum de trois ans de prison, ou d’une amende pouvant aller de 600 000 à 3 millions de dollars taïwanais (de 18 000 à 90 000 €).