Récemment, l’université nationale de Taïwan, avait annoncé que le mémoire de master du candidat à la mairie de Taoyuan, Lin Chih-chien (林智堅) était du plagiat. Suite à la remise dans le débat académique des problèmes de plagiat, les étudiants taïwanais ont commencé à largement discuter sur les réseaux sociaux de l’application créée par le programmateur Billy Hsu (徐子修). Diplômé du département d’ingénierie de l’information de la plus prestigieuse université de Taïwan, le jeune programmateur a commencé en 2018 l’écriture d’un logiciel « du flemmard académique » dont le nom en anglais est « Howtobullshit.me » (唬爛產生器) et qui s’est inspiré d’un programme créé en 2015 aux États-Unis pour les anglophones : SciGen. Avec un nom en anglais qui pourrait se traduire par « comment créer des foutaises », le logiciel est libre d’accès via le nom de domaine du même nom et permet, selon les rumeurs sur internet, d’avoir un bon texte rédigé en un instant.
Alors qu’une version anglophone existe depuis 7 ans, la version sinophone, elle, est mise à disposition au courant de l’année 2020. Mais ce sont les rumeurs récentes et le partage d’astuces entre étudiants qui ont mis la puce à l’oreille aux académiciens et enseignants des établissements d’enseignement supérieur. Certains étudiants disent en ligne avoir eu une meilleure note avec la rédaction de « Howtobullshit.me ».
Le secret de l’application semble pourtant simple, créer des formules toutes faites sans réel fond autour d’un sujet permettant ainsi d’étoffer des thèses qui pourraient manquer de volume. Sur le générateur d’article, deux champs sont à remplir : votre thématique et le nombre de mots. Le générateur prendra moins de trois secondes pour générer un texte pouvant aller jusqu’à 1000 caractères.
Radio Taiwan International a testé ce générateur avec le thème de la « Radio ». Le texte de mille caractères commence ainsi : « Comme l’expliquait Freidrich Engels : « Celui qui pratique une technique qu’il ne maitrise pas mettra fin à l’existence de cette technique ». Nous devons réfléchir profondément au sens de ces mots. Dans notre vie de tous les jours, si la radiophonie n’existait pas, nous n’aurions pas à réfléchir au bienfondé de son existence. Mais ce n’est pas le plus important, le problème qui compte le plus est celui de considérer la radio comme un objet simple, une rhétorique qui n’est évidemment pas adaptée. » Ceci est la traduction de seulement 97 caractères.