A Taïwan, les géants technologiques Foxconn et TSMC sont les plus souvent cités. Mais il ne faut pas oublier que parmi le top 10 des sociétés vendant du matériel informatique à l’échelle mondiale, trois sont taïwanaises : Asustek avec notamment la marque ASUS, le groupe Acer et Micro-Star International avec sa marque MSI.
Dans le cadre de la guerre en Ukraine, Asustek mais aussi le groupe Acer et MSI ont été cités par un professeur de Yale, Jeffrey Sonnenfeld, la semaine derrière comme étant les grandes entreprises multinationales essayant d’échapper aux contraintes de sortie ou de réduction des activités en Russie ordonnées aux sociétés occidentales. Et pourtant, déjà plus de 450 sociétés se sont pliées à l’exercice pour faire pression sur le marché russe depuis le 24 février dernier.
Outre ces trois grandes sociétés taïwanaises, 40 autres sociétés gardent leurs activités en Russie selon le professeur Sonnenfeld qui a classé les sociétés en cinq catégories différentes : retrait, suspension, réorganisation, gain de temps et entêtement.
Après Asustek la semaine dernière et Acer samedi, MSI a donné sa position, hier, sur sa présence en Russie après avoir été classé par le professeur Sonnenfeld de société « entêtée » tout comme Asustek.
Les trois groupes ont affichés plus ou moins les mêmes positions, notamment en revendiquant se plier aux lois et positions internationales et en se repliant sur le besoin d’assurer la sécurité de leurs employés et collaborateurs sur place.
A l’instar d’Asustek, le groupe Acer a également précisé les difficultés logistiques et financières à livrer leurs produits en Russie ce qui, de fait, suspend leurs activités avec le pays.
Une déclaration que le groupe MSI n’a pas faite ce dimanche.