Plusieurs groupes de défense des droits de l’Homme se sont rassemblés aujourd’hui devant le Parlement pour réclamer la libération de l’activiste taïwanais Lee Ming-che (李明哲) condamné à cinq ans d’incarcération en Chine depuis septembre 2017 pour tentative de subversion de l’Etat.
Selon ces groupes de défense des droits de l’Homme, Lee Ming-che ayant été forcé de disparaître à son arrivée en Chine le 19 mars 2017, il faut compter son incarcération depuis cette date, c’est-à-dire qu’il est déjà incarcéré depuis 1825 jours. Par conséquent, selon eux, il devrait être libéré le 14 avril prochain.
L’épouse de Lee Ming-che qui s’est vue refuser à 16 reprise une demande de visite en prison n’a reçu aucune information de la part de la Chine ni sur la période officielle de sa peine ni sur la date de sa libération. Les appels téléphoniques ne sont pas autorisés non plus entre Lee Ming-che et son épouse. Les groupes de défense des droits de l’Homme demandent aujourd’hui aux autorités chinoises de libérer rapidement Lee Ming-che tout en exhortant la commission ministérielle des affaires continentales à conduire des enquêtes et recherches systématiques sur la situation des cas de disparition forcée et de détention de ressortissants Taïwanais en Chine afin d’expliquer publiquement leur situation.