L’ONG Safeguard defenders a documenté plus de 600 cas entre 2016 et 2019 de ressortissants taïwanais à l'étranger qui ont été extradés ou expulsés vers la Chine depuis des pays d'Asie, d'Afrique et d'Europe.
Le rapport précise que sous la pression croissante de Pékin, des gouvernements étrangers ont préféré rapatrier ces ressortissants Taïwanais en Chine, souvent après leur avoir refusé l'accès au soutien consulaire taïwanais.
Selon l’ONG cette pratique les expose à des risques de violation des droits de l'Homme. Elle constitue une réfutation directe des obligations de la Chine dans le cadre de l'accord inter-détroit sur la lutte commune contre la criminalité et de l'accord d'entraide judiciaire. Elle est également utilisée comme un outil par la Chine pour porter atteinte à la souveraineté taïwanaise.