Le 14 août est désormais une journée internationale consacrée à la cause des femmes de réconfort, ou plutôt des victimes d’esclavage sexuel, un phénomène qui a notamment concerné plusieurs pays d’Asie occupés par l’armée nipponne lors de conflits du 20ème siècle. C’est ainsi le cas pour Taiwan dont de nombreuses femmes ont été forcées à se prostituer pour les besoins de l’armée japonaise. Une pratique que le gouvernement nippon a cependant toujours refusé de reconnaître malgré la répétition des demandes d’excuses des anciennes femmes de réconforts de Taiwan et des autres pays concernés. Très récemment, les groupes politiques de droite du Japon sont même entrés dans une phase de déni à l’égard des femmes de réconfort, certains membres estimant qu’il n’y avait aucun moyen de prouver que ces femmes avaient été enrolées de force. Face à ces propos, la diplomatie taiwanaise a précisé aujourd’hui que sa position auprès des victimes taiwanaises ne changerait pas. Les propos de Kao An, porte-parole de la diplomatie : «Sur notre position constante, la diplomatie soutiendra et aidera les anciennes femmes de réconfort taiwanaises en demandant au Japon de rendre justice et dignité aux victimes. »